Pour ce que j'en ai lu dans la presse, l'ironie et les tentatives de diversion qui font office de réaction à ma lettre ouverte ne masquent pas la faiblesse des arguments et m'amènent à quelques précisions :

1. La question soulevée est bien juridique : il ne s'agit pas d'une petite erreur banale mais d'une infraction qui porte un nom : délit de favoritisme !

2. Je n'accepte pas qu'on se défausse sur les services de la ville qui ont toujours bien fait leur travail et qui, en l'espèce, n'ont fait que répondre à une commande.

3. Puisque le maire ne nie pas l'illégalité (il serait bien en peine de le faire d'ailleurs...) la seule voie pour restaurer la confiance est de mettre fin à ce marché et de le relancer dans les règles.

4. Si la nécessité impérieuse de faire appel à un cabinet spécialisé pour faire connaître le MainSquare ou les carrosses de Versailles prête à sourire, on peut en revanche s'interroger sur le besoin essentiel pour la ville de faire savoir aux journalistes lillois ou parisiens l'ouverture d'une permanence en ligne du maire...

Ces rappels effectués, il reste l'argument-massue du maire : tout ça, ce serait de la campagne électorale...

Parlons-en, puisque campagne électorale il y aura - n'en déplaise à ceux qui préfèrent le confort des passations de pouvoir entre amis - espérons qu'elle se passe dans la transparence et l'équité !

Et il se trouve que ce marché s'inscrit dans un contexte qui permet d'avoir des craintes : refus, illégal lui aussi, d'accorder un droit d'expression aux élus indépendants d'Arras Passionnément dans un journal municipal bientôt rebaptisé "la gloire de mon maire" comme en atteste le dernier numéro sur la journée de la femme où l'oubli des femmes élues de l'opposition relève autant de l'inélégance que du sectarisme.
Oui, parlons de la campagne électorale, ce moment d'égalité des moyens de communication pour tous les candidats.

Arras Passionnément y fera, comme elle a commencé à le faire lors de ses voeux, des propositions pour les Arrageois.

Rien n'interdit au maire d'y réagir aussi !