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De Juliette à Miravette, des souvenirs et des promesses de plaisir

Je me souviens d'un soir d'été magique à Arras.

"Voix de femmes" : l'invite était prometteuse et l'affiche séduisante.
En sortant de la salle des concerts et du tour de chant de la sublime Hélène Delavault, j'entrais dans un des troquets de la place du Théâtre qui proposait des cabarets amateurs entre deux concerts.

Je sympathisais avec une joyeuse bande de militants de la chanson française qui venait de créer DiDouDa, l'association organisatrice de l'évènement.

C'est ce soir là que je pris ma carte et que se nouèrent des amitiés durables.
Ce même soir, Jean-Jacques, Henri, Philippe et quelques-autres m'entraînèrent avec eux vers le concert suivant et j'entendis pour la première fois Juliette au théâtre.
C'était il y a une quinzaine d'années. Celle qui était encore un espoir, à peine révélé au grand public par son album "Rimes féminines", est maintenant une artiste confirmée et reconnue.

Je me souviens d'un soir au Bataclan et des amis d'Allain Leprest autour de lui réunis. D'un duo émouvant et d'une pianiste lumineuse, Nathalie Miravette qui porte sur ses épaules ces deux géants fragiles que sont Leprest et Romain Didier. Elle est passée depuis sur le devant de la scène, avec le même talent.

Juliette, Miravette, et bien d'autres seront à Arras du 15 au 24 Juin. Et c'est ici que ça se passe !

Une nouvelle ère politique

Un bref retour sur l'élection de François Hollande Dimanche dernier.

Tout le monde sait que je n'ai jamais été socialiste mais je fais crédit au nouveau Président de sa volonté d'apaisement et de ses capacités de réconciliation des Français.
Ses premiers propos le soir de son élection sont de ce point de vue rassurants : "Ce soir, il n'y a pas deux France qui se font face, il n'y a qu'une seule France, qu'une seule nation unie dans le même destin. Trop de fractures, trop de blessures, trop de ruptures, trop de coupures ont pu séparer nos concitoyens, c'en est fini".

Il faudra maintenant juger aux actes et la marge de manoeuvre est étroite; François Hollande lui-même est conscient et inquiet de la "fluidité" du FN à droite et du risque que "quelque chose se constitue, pas au niveau des états-majors, mais au niveau des électeurs."

Sur ce chemin, se présentent d'abord les élections législatives. Le PS demande logiquement une majorité pour appliquer son programme. Comme l'analyse Hervé Gattegno, la campagne de l'UMP sur le thème "Votez pour empêcher le président qui vient d'être élu de gouverner" paraît difficile.

Localement, la majorité ne semble d'ailleurs pas montrer un empressement démesuré à s'engager dans cette campagne.

Le patron de l'UMP, président de la communauté urbaine, président du groupe UMP au conseil régional, adjoint au maire dit avoir renoncé de longue date pour se préparer "au mandat unique" (!?). Mais attend le lendemain des présidentielles pour l'annoncer et se mettre en quête d'un candidat.
Le maire d'Arras ne semble toujours pas décidé à acquérir une légitimité par le suffrage universel sur son territoire.
Et les deux s'accordent pour envoyer un soldat au casse-pipe à 4 semaines de l'élection et continuent à caporaliser leur majorité et à la soumettre à des choix qu'elle ne peut qu'avaliser.

Plus que jamais, je crois que ce sont les prochaines élections locales et municipales qui seront le moment du renouveau démocratique et d'un projet de territoire porté par les citoyens indépendants des consignes d'appareil politique.

Je préciserai prochainement quelle contribution j'entends apporter dans ce débat.