Une contrainte personnelle m'empêche d'être présent au conseil municipal ce soir.

Fidèle à ma ligne de conduite, ce malgré l'acharnement à faire de moi un opposant isolé, j'ai donné mon pouvoir à un élu de la majorité qui votera en mon nom les orientations qui me semblent raisonnables, notamment en matière budgétaire.

En revanche, j'ai souhaité m'abstenir sur la délibération concernant la salle de l'Harmonie.

Sur le fond, je ne peux que me réjouir d'une solution pérenne pour l'activité des Compagnons du Tour de France.
C'est la forme qui pose problème : où est la mise en concurrence quand le collectif d'associations qui portait un projet alternatif s'est senti piégé dans un jeu dont il ne connaissait ni les règles, ni les finalités, ni les arbitres.

Il n'est pas tout de vouloir organiser des échanges démocratiques sur la culture - pseudo concertation où la parole est monopolisée 1h45 par la tribune devant une salle qui se sent instrumentalisée et qui se fait en outre vertement rabrouer quand ses questions déplaisent...

Faire participer démocratiquement les acteurs du terrain, cela suppose de fixer des règles du jeu claires, d'accepter de partager l'ordre du jour et une partie du pouvoir.

Il ne faudrait pas qu'Arras devienne la capitale des décisions prises en catimini, de la mise devant le fait (du prince..) accompli, et du canada-dry de la participation : une belle façade qui en a la couleur et les apparences mais une réalité toute autre !