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Retour à la (presque) normalité

Continuité dans l'agenda : Un Dimanche marqué par une belle messe de Sainte-Cécile des Orphéonistes à l'église Saint-Paul puis une victoire laborieuse mais précieuse de nos basketteuses en championnat contre le Hainaut, une semaine de congrès des maires de France rythmée par les contacts professionnels mais aussi de nombreux échanges sympathiques avec des élus du Pas-de-Calais.

Poursuite des découvertes littéraires : Nu rouge de Frédéric Touchard, une lecture originale de notre région sur les pas d'Ernest Pignon et le dernier Jerry Stahl chez 13ème note, un voyage aux enfers dans l'Amérique des années 70.

Les seuls changements sont logistiques : je ne peux plus être joint ni recevoir en mairie.
Ainsi, contrairement à ce qui a été annoncé (de bonne foi) dans la presse, c'est dans le bureau d'Arras-Intergénérations à l'hôtel de ville que se tiendra ma permanence ce samedi 26 à partir de 9h30.

Si vous voulez m'y rencontrer, ou si vous voulez m'inviter à des manifestations (je suis aussi rayé de toutes les représentations municipales..), n'hésitez pas à m'en faire part ici ou par mail à francois@desmaziere.com

Un résultat qui m'oblige

Lorsque j'ai annoncé ma candidature la semaine dernière, beaucoup ne misaient pas un kopeck sur mes chances d'être entendu.

Les mots, tonitruants, du désormais ancien maire résonnent encore à mes oreilles : "Ta carrière est cramée. On va te virer. Tes supposés amis rient aux éclats et tu ne feras qu'une seule voix, la tienne !".

Une poignée de femmes et d'hommes a montré, courageusement, qu'il ne faut jamais préjuger de la liberté de chacun à exprimer ses convictions.

Et maintenant ?

Le premier acte politique du nouveau maire a été de me retirer ma délégation d'adjoint. Je m'y attendais et je l'acceptais par avance car j'ai toujours fait de la politique pour des valeurs, pas pour des faveurs.

Je reçois de nombreux témoignages - pas ceux qui dans leur courageux anonymat déversent ici leur fiel - d'Arrageois, commerçants, responsables économiques, culturels, sportifs, éducatifs, fonctionnaires territoriaux, me remerciant d'avoir "soulevé le couvercle" et me demandant de tenir bon.

Comment ?
Comme je l'ai dit à chaud lundi soir, il n'est pas question pour moi d'entrer dans une guérilla permanente, ni même de créer un groupe indépendant au conseil municipal : ayant soutenu et même contribué (n'en déplaise à certains commentateurs) à la transformation d'Arras ces dernières années, il serait ridicule de m'opposer aux décisions qui s'inscriront dans la continuité du travail entrepris.

En revanche, j'entends utiliser pleinement ma liberté et mon indépendance recouvrées.

Je le ferai naturellement ici, en continuant à partager, au-delà de l'engagement citoyen mes passions culturelles et sportives.

Je le ferai aussi au conseil municipal, en m'appuyant sur les attentes de nouvelles pratiques politiques et sur l'exigence formulée par l'historien Marc Bloch en 1940 "Le peuple mérite qu'on se fie à lui et qu'on le mette dans la confidence".

Enfin, je resterai à votre écoute, à l'écoute de tous les Arrageois, à la fois dans mes permanences et sous une forme associative à inventer, pour recueillir et fédérer les volontés d'engagement, les idées et les suggestions.

A génération nouvelle, pratiques politiques modernes

J'ai décidé d'être candidat lors de l'élection d'un nouveau maire au conseil municipal d'Arras ce Lundi 14 novembre.

Je veux une ville où chacun peut contribuer aux choix d'avenir à la mesure de son talent et de ses envies, et non de son adhésion à des systèmes verrrouillés et partisans.

Relevons ce formidable défi de la démocratie : les Arrageois y aspirent !

Arras comme on l'aime

Je dis tous les ans la même chose, mais j'aime encore un peu plus Arras à cette époque de l'année.

Pas pour sa météo et ses journées qui raccourcissent mais pour l'énergie qui circule, l'ambiance qui règne autour du Arras Film Festival, puisque c'est désormais son nom.

Un festival, ce sont bien entendu des films, beaucoup et de très bons, et il y a comme une "économie de la frustration" dans les arbitrages à faire entre deux propositions artistiques.

Mais ce sont aussi des rencontres, des fenêtres ouvertes sur le monde, une effervescence, du lien qui se tisse par les partages entre les séances, mais aussi depuis l'an dernier sur Twitter où je découvre de nombreux regards extérieurs sur notre ville.

Les 10 jours de Festival sont comme un condensé de cet Arras que j'aime.

A nous de prolonger cet esprit toute l'année !