Pas plus que je n'imagine déboucher un Côtes de Provence (au hasard, la cuvée Magali de Saint-André de Figuière) au coeur de l'hiver arrageois, je ne conçois la lecture de Philippe Djian ailleurs que dans un transat, sous un soleil qui chauffe à blanc les pierres de la piscine, comme dans nombre de ses romans.

Le cru 2011, que je viens de déguster, est plutôt réussi.
"Vengeances", le titre est assez explicite, ne sort pas des rails (de coke, forcément,..) qui ont fait le succès du plus américain des écrivains français : sexe, addictions, choc des générations, tempo très rock (jolie play-list : Panda bear, Wall of Voodoo, et de vrais morceaux de PJ Harvey et The National dedans).

Tout héritier hexagonal des John Fante, Bret Easton Ellis ou Hubert Selby Jr (le meilleur, pour moi !) qu'il soit, ça reste quand même beaucoup moins noir que les vrais américains du moment - diffusés chez nous, je le salue une fois encore, par la très bonne maison de 13ème note éditions.

Regarde les hommes mourir de Barry Graham, par exemple, est autrement plus âpre, violent et inscrit dans une sombre réalité sociale.