On me demande régulièrement comment je choisis mes lectures.

Classiquement : chroniques dans la presse, conversation avec des amis, blogs de lecteurs.
Il arrive parfois qu'un lien particulier se tisse comme avec cette recommandation avisée de Dominique A pour Barbara de Jacobsen ou plus récemment la découverte de Laura Kasischke grâce à Florent Marchet.

Ma participation à des réseaux sociaux dédiés à la littérature entraîne aussi son lot de découvertes et même l'envoi de livres pour l'opération Masse critique de Babelio ou par le site des Agents littéraires.

C'est encore par le Net que j'ai découvert l'an dernier l'existence du Prix de l'inaperçu qui avait sélectionné en 2010 le roman d'Estelle Nollet dont j'avais dit le plus grand bien quelques mois auparavant.

J'ai donc pioché aveuglément dans leur sélection 2011 en espérant en tirer quelques pépites... et j'ai fait mouche dès la première pioche !

"Un train pour Tula" du mexicain David Toscana est un roman fascinant ; celui d'une relation étrange entre le narrateur, un écrivain en herbe et son arrière grand-père présumé ; celui d'une histoire d'amour impossible (qui fait écho, par sa force, à celle de Vargas Llosa dans "Tours et détours..") aux protagonistes interchangeables à force de mises en abyme brillantes, celui d'une ville mexicaine, de ses atouts prometteurs et de son déclin inéluctable.

Si toute la sélection est de ce calibre, je n'aimerais pas être juré de ce prix ! En attendant, rendez-vous les yeux fermés à Tula, pour une grande claque littéraire garantie.