Puisqu'on m'a posé récemment la question : oui, je lis tous les livres dont je parle, et même certains dont je ne parle pas parce qu'ils ne me touchent pas suffisamment ou que je ne trouve pas les mots pour en parler.

La recette ? Rien d'extraordinaire : je passe plus de deux heures par jour dans les transports en commun et nous ne regardons pas la télé à la maison.

Depuis mes premiers "Club des cinq" d'Enid Blyton en Bibliothèque rose, je dois bien des bonheurs à cette activité qui a été parfois moins régulière mais toujours présente dans ma vie.

C'est un de ces petits bonheurs que je viens partager avec vous, un livre jubilatoire, tout à tour féroce, émouvant, décalé.

Leonard Michaels raconte dans "Le club", l'histoire d'un groupe d'hommes qui se réunissent un soir chez l'un d'entre eux, sans autre but réel que de se retrouver à l'abri du monde, des femmes, de leur quotidien.
Sans trop savoir s'y prendre jusqu'à ce que l'un d'eux propose que chacun raconte sa vie, libérant une parole qui va charrier échecs, fantasmes, petites désillusions et grands drames.

Impossible de ne pas se laisser embarquer dans ce voyage au coeur des Hommes, au long d'une nuit qui semble ne devoir jamais finir comme dans "After Hours" de Scorsese.