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Une saine clarification

De Dominique de Villepin : "Je n'ai pas renouvelé ma carte cette année. Je ne l'ai pas fait parce que j'estime qu'il y a un décalage croissant entre les idées qui sont défendues par l'UMP et les Français. (...) et le premier devoir d'une formation politique est de coller à la réalité. Aujourd'hui je constate que nos regards et nos visions s'éloignent. Je constate que l'idée que nous nous faisons de la République n'est pas la même, que l'idée de la voix de la France dans le monde que nous nous faisons n'est pas la même".

Pour moi, c'est fait depuis 2009.

Parenthèse stendhalienne

Puisée dans le dernier Sollers - une agréable promenade italienne avec Sollers qui se regarde dans le miroir de Stendhal - cette phrase pour un projet de préface à "De l'amour" :

Je n'écris que pour cent lecteurs, et de ces êtres malheureux, aimables, charmants, point hypocrites, point moraux auxquels je voudrais plaire, j'en connais à peine un ou deux.

Dirais-je mieux pour mon blog ?

La vie en rose

Si je suis habitué à partager ici coups de coeur musicaux et surtout littéraires, j'ai plus rarement évoqué mon enthousiasme sportif.

Et pourtant les ressorts sont en partie les mêmes : plaisir de vivre des émotions collectives, attente de moments exceptionnels, dans la grâce de la victoire comme de la défaite sublimée.

Footballeur depuis l'enfance, je suis naturellement devenu un fidèle des stades - de football et particulièrement de Bollaert à Lens - mais plus encore de rugby et un spectateur attentif de tous les sports collectifs.

Comme élu d'Arras, j'ai à coeur d'être aussi assidu que possible dans les tribunes de nos stades municipaux et, depuis plus récemment, dans la salle Tételin pour suivre nos basketteuses.

Le plaisir et l'émotion prennent encore une autre dimension quand il s'agit des couleurs de sa ville (le rose en l'occurrence) qui voyagent avec succès sur les terrains nationaux et désormais européens.

Je n'oublierai pas de sitôt la chaleur des 2.500 supporters arrageois qui ont accompagné hier soir leur équipe pour une qualification en 1/2 finale de coupe d'Europe que les Demoiselles d'Arras iront disputer en Russie.

Petit bonheur

Puisqu'on m'a posé récemment la question : oui, je lis tous les livres dont je parle, et même certains dont je ne parle pas parce qu'ils ne me touchent pas suffisamment ou que je ne trouve pas les mots pour en parler.

La recette ? Rien d'extraordinaire : je passe plus de deux heures par jour dans les transports en commun et nous ne regardons pas la télé à la maison.

Depuis mes premiers "Club des cinq" d'Enid Blyton en Bibliothèque rose, je dois bien des bonheurs à cette activité qui a été parfois moins régulière mais toujours présente dans ma vie.

C'est un de ces petits bonheurs que je viens partager avec vous, un livre jubilatoire, tout à tour féroce, émouvant, décalé.

Leonard Michaels raconte dans "Le club", l'histoire d'un groupe d'hommes qui se réunissent un soir chez l'un d'entre eux, sans autre but réel que de se retrouver à l'abri du monde, des femmes, de leur quotidien.
Sans trop savoir s'y prendre jusqu'à ce que l'un d'eux propose que chacun raconte sa vie, libérant une parole qui va charrier échecs, fantasmes, petites désillusions et grands drames.

Impossible de ne pas se laisser embarquer dans ce voyage au coeur des Hommes, au long d'une nuit qui semble ne devoir jamais finir comme dans "After Hours" de Scorsese.