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Etat RPR ?

Ils sont nombreux - et tous bien intentionnés - les amis à m'avoir interrogé : "Alors, tu dois être heureux de ce nouveau Gouvernement ?".. "Et le retour d'Alain Juppé, enfin ! Tu n'es pas tenté de repartir en cabinet ministériel, travailler avec lui ?"

Oui, je suis heureux pour lui, je n'ai jamais caché mon admiration pour cet homme et je pense qu'il aurait fait un Président de la République d'une autre dimension.
J'aurais certainement apprécié de travailler auprès de cet esprit brillant et clair... mais pour moi, tout ça est fini !
Pour deux raisons essentielles - personnelle, je suis très heureux aujourd'hui et je n'ai pas envie de changer de vie - politique, je ne me vois plus participer de près ou de loin à l'accompagnement d'une animation politique dont j'espère la fin en 2012.

Et ce n'est pas l'image de trois anciens dirigeants du RPR (formation dont je fus le responsable départemental) - le Président flanqué de ses 2 ministres d'Etat - représentant la France au sommet de l'Otan qui change quoi que ce soit à mon point de vue.

Le RPR est mort en 2002 et il n'avait déjà plus grand chose de gaulliste.

Je passe sur l'incongruité d'une telle représentation au sommet de l'atlantisme décomplexé, la presse s'en est assez fait l'écho.

Mais dans mon Gaullisme personnel, l'exemplarité du chef, sa capacité à éclairer les enjeux, à dépasser sa personne pour incarner la Nation, restent des fondamentaux.

Et je m'étrangle de rire en imaginant le Général en conférence de presse : "Yvonne a eu Martin Luther King au téléphone, il va bien"... "Vous savez, Michel Droit, quand on a la chance d'avoir une femme intelligente, on l'écoute".

Alors, franchement, Juppé, what else ?

Et si je remaniais ?

L'échec est cinglant, le constat est sans appel : 4 posts d'affilée sans commentaires, le contact avec mon lectorat est rompu !
Malgré les messages d'encouragement glanés ici et là, la réalité est froide et cruelle : tout le monde se fout de ce que je raconte !

Une remise en question s'impose : la succession de billets "littérature, chanson française, réseaux sociaux et cinéma" m'a-t-elle éloigné de ma base ?

J'ai immédiatement pris une première mesure : c'est sur Twitter et Facebook que je raconterai mon Festival du film d'Arras (avec une quinzaine de films comme objectif, vous avez frôlé l'overdose).

Et je suis forcé de m'interroger : aurais-je plus de succès si je commentais le remaniement qui agite quotidiennement la majorité et les rédactions politiques ?
Et pour dire quoi ?

Car, je dois bien l'avouer, je suis comme l'immense majorité des Français.. je m'en contrefiche !
Et surtout, je ne vois pas bien ce qui pourrait changer puisque celui qui avait théorisé la disparition du Premier Ministre a eu la cohérence de la mettre en oeuvre lui-même.

Et si je partage bien des constats de Villepin, je pense qu'il commet la même erreur que Bayrou : l'antisarkozysme ne suffit pas à contruire une alternance.

Il faudra construire un projet à la fois réaliste et susceptible de raccomoder un tissu social déchiré. Pour l'instant, je constate que François Hollande est le seul à tenir ce discours responsable et fédérateur.

Mais nous en reparlerons... si ça vous intéresse ?

FIFA 2010

Pas d'inquiétude, vous n'avez pas oublié de cocher un tournoi international de football dans votre agenda, ni raté la sortie du dernier jeu sur la Wii : FIFA en langage Arrageois c'est le Festival Internation du Film (d'Arras donc..).

Ayant déjà utilisé toute ma panoplie d'adjectifs dithyrambiques pour dire mon bonheur de retrouver ce rendez-vous en 2009, en 2008, en 2007, en 2006, je vous laisse découvrir la programmation par vous-même, c'est ici. !

Le bonheur, il faut bien que ça se mérite un peu quand même...

Social network... pour l'éternité ?

La sortie du film de David Fincher sur la saga Facebook a relancé une vague d'articles sur les dangers et limites des réseaux sociaux.

Pionnier des blogs depuis 2005, très tôt intéressé par les formidables opportunités d'échanges offertes par Facebook, Twitter ou Viadeo (pour ne citer que ceux où je suis actif), je ne partage pas les alertes alarmistes, pour peu que l'utilisation de ces outils soit raisonnée et n'efface pas toute frontière entre vie privée et vie sociale numérique.

Il est toutefois un sujet qui me laisse perplexe : je viens d'être touché récemment par le décès de deux amis - avec lesquels j'étais en connexion sur Facebook.. et, sans doute pas assez régulièrement, dans la vraie vie.
La confrontation entre l'annonce brutale de leur mort et un profil toujours bien vivant - photos ou commentaires très récents, voire messages "d'amis" qui viennent dire un dernier adieu comme on jette une dernière poignée de terre au cimetière - est très perturbante et met mal à l'aise.

Comment garder la pudeur et l'intériorité nécessaires face à la mort ? Quel droit à l'oubli, au repos ? Est-on condamné à la postérité numérique ? Le corps humain est-il soluble dans le corps social ?

Des interrogations qui ne sont pas que philosophiques puisque de jeunes entrepreneurs ont récemment conçu un site, La vie d'après, qui permet de gérer de son vivant, la trace qu'on laisse après sa mort, mais aussi les messages posthumes qu'on souhaite déposer pour ses proches.

Les concepteurs du site ont souhaiter s'entourer d'un comité d'éthique, dans lequel on retrouve notamment le journaliste François de Closets... gageons qu'ils auront du boulot !