Adhérent du club Villepin, je partage avec lui la conviction qu'il faut en 2012 une alternative à la candidature de Nicolas Sarkozy et qu'elle doit nécessairement se situer en dehors du giron de l'UMP.

Mais je ne participerai pas au lancement de son mouvement demain à la Halle Freyssinet.

Pourquoi ?

D'abord pour des raisons d'agenda; j'ai passé une partie de la semaine en séminaire professionnel et je tiens à rester à Arras samedi, pour profiter de ma famille et assister aux différents rendez-vous de la "Faites de la chanson".

Mais pour des réserves de fond surtout.
Si les constats de Dominique de Villepin tombent juste et si sa critique est souvent pertinente, sa posture gaulliste ne suffit pas à définir une ligne politique.
Au delà, je continue à m'interroger sur les visées réelles de sa démarche : vraie volonté d'incarner une autre voie ou positionnement tactique lié au contexte judiciaire ?

Le passé n'éclaire pas positivement l'avenir, de la dissolution au CPE, en passant par Matignon où l'homme n'a pas toujours brillé par son sens du travail collectif et sa capacité à fédérer.

Il n'en reste pas moins que Dominique de Villepin a la dimension et le souffle pour créer un élan pour tous ceux qui, comme moi, sont orphelins d'une vision de la France, humaniste et tolérante, d'une République exemplaire et fraternelle.

Je suivrai donc avec attention l'évolution de ce nouveau parti et ses propositions, mais aussi celle d'autres acteurs qui peuvent encore jouer un rôle pour sortir d'un débat Sarkozy-Aubry dans lequel on voudrait déjà nous enfermer.

Après tout, il reste encore une vingtaine de mois avant l'heure du choix !