"Entre toutes les familles du milieu
Les règles sont strictes et chacune a son territoire de jeu
Inutile pour un chanteur aphone de Noisy-le-Sec
De vouloir faire la nique aux voix surpuissantes du Québec
"

Pas facile de parler tous les ans d'un Festival unique en son genre, porté, qui plus est, par des amis... les paroles d'Alexis HK (opportunément programmé le 26 juin dans ce Festival) viennent à point : l'action culturelle a, elle aussi, ses territoires de jeu !

Je me reconnais pleinement dans celui défriché par Di Dou Da : croisement amateurs-professionnels, construction d'une communauté active plus que d'un public de consommateurs, émancipation humaine et sociale au travers d'ateliers et de pratique collective et rencontre avec des artistes généreux pour qui la salle n'est pas qu'un tiroir-caisse... tout y est !

En creux, on y devine tout ce qui me retient d'être complètement enthousiaste pour le Main Square (je sais, ce n'est pas politiquement correct), même si je me réjouis à l'avance de certaines découvertes, de La Roux à Gossip et de Something à la Mode à Florence and the Machine.

J'ajoute, dimension essentielle chez Di Dou Da, le rapport au territoire : je crois davantage à la force et à la pérennité d'un événement pensé et animé par des acteurs locaux qui s'ouvrent à toutes les influences extérieures (c'est peut-être de ce côté qu'il reste un peu de marge de manoeuvre) à celle d'une "Big Machine" clés en mains qui n'aurait aucun état d'âme s'il fallait déployer ailleurs son barnum pour faire plus de fric...