Difficile à suivre, le happening permanent dans la majorité depuis les régionales.

Chaque jour amène sa candidature, sa critique, sa rumeur, sa controverse.. on en perdrait le fil.

Au risque de laisser passer des questions pas qu'anecdotiques comme celle-ci - c'est d'abord Jean-Christophe LAGARDE, président délégué du Nouveau Centre qui affirme :
"Avec l'élection de N.Sarkozy, la France en a fini de ces candidats à l'Elysée qui se présentent 3 fois pour se faire un nom et une 4ème pour être élu. Un Président de la République peut maintenant émerger de nulle part en 2 ans."

Et Alain JUPPE, quelques jours plus tard, dans une interview qui fait du bruit : "On a une histoire, un passé, une culture. Même dans notre société de l'instantanéité absolue, de l'inconstance, il y a des tendance profondes qu'il faut sentir. Je ne crois pas à la rupture. Je n'y ai jamais cru."

L'air de rien, voici peut-être une des clés de l'élection de 2012 : verra-t-on apparaître des candidats de nulle part, portés par une promesse (fût-elle inconsidérée comme en 2007) et par une énergie (et dans ce cas tout est possible pour des Villepin, Morin, Copé, Valls ou Hamon..) ou le peuple français renouera-t-il avec son besoin d'être rassuré par un candidat couvert de cicatrices comme en 1988, 1995 et 2002 et plus apte à apaiser qu'à enflammer (et alors Juppé, Hollande,.. ou même Bayrou peuvent encore espérer) ?