Hypertexte ou le hasard assisté par ordinateur

Comment relancer la machine quand on a dévoré plusieurs livres attendus, que votre "pile à lire" ne vient pas vraiment vous faire de l'oeil et qu'aucun de vos auteurs favoris n'a de publication en vue ?

En faisant confiance au hasard dans les rayons d'une bonne librairie... hasard un peu guidé en l'occurrence puisque j'ai d'abord fait confiance à l'éditrice Laure Limongi, elle-même découverte sur le blog de Léo Scheer à l'occasion de flâneries Matznéviennes.

Et c'est ainsi qu'on se retrouve à découvrir un auteur allemand emblématique du Berlin underground des années 60/70, d'une certaine "beat generation" européenne et un roman autobiographique d'une férocité et d'une noirceur aussi sensibles que chez Grisélidis Réal par exemple.

Combien de temps pour faire un Président ?

Difficile à suivre, le happening permanent dans la majorité depuis les régionales.

Chaque jour amène sa candidature, sa critique, sa rumeur, sa controverse.. on en perdrait le fil.

Au risque de laisser passer des questions pas qu'anecdotiques comme celle-ci - c'est d'abord Jean-Christophe LAGARDE, président délégué du Nouveau Centre qui affirme :
"Avec l'élection de N.Sarkozy, la France en a fini de ces candidats à l'Elysée qui se présentent 3 fois pour se faire un nom et une 4ème pour être élu. Un Président de la République peut maintenant émerger de nulle part en 2 ans."

Et Alain JUPPE, quelques jours plus tard, dans une interview qui fait du bruit : "On a une histoire, un passé, une culture. Même dans notre société de l'instantanéité absolue, de l'inconstance, il y a des tendance profondes qu'il faut sentir. Je ne crois pas à la rupture. Je n'y ai jamais cru."

L'air de rien, voici peut-être une des clés de l'élection de 2012 : verra-t-on apparaître des candidats de nulle part, portés par une promesse (fût-elle inconsidérée comme en 2007) et par une énergie (et dans ce cas tout est possible pour des Villepin, Morin, Copé, Valls ou Hamon..) ou le peuple français renouera-t-il avec son besoin d'être rassuré par un candidat couvert de cicatrices comme en 1988, 1995 et 2002 et plus apte à apaiser qu'à enflammer (et alors Juppé, Hollande,.. ou même Bayrou peuvent encore espérer) ?