Voilà longtemps que mon blog ne m'avait pas valu tant de réactions.. la dernière fois c'était pour mon retrait des élections législatives en 2007 !

Il est vrai que je n'avais pas anticipé l'écho inattendu que lui a donné La Voix du Nord ce matin.

Et si j'ai pu blesser des militants sincères et des amis engagés dans cette campagne, dont Philippe Rapeneau, je le regrette.

Je n'ai jamais manqué de solidarité dans les moments difficiles (je ne peux d'ailleurs pas forcément en dire autant de tout le monde en 2004..) et je n'ai pas l'intention de commencer aujourd'hui une carrière de traître.

Mais je n'ai pas davantage l'intention de renoncer à ma liberté de parole et je crois sincèrement qu'il faudra bien que les politiques se mettent à parler des choses telles qu'elles sont s'ils veulent avoir l'espoir d'être crédibles, ou au moins audibles par la majorité d'électeurs qui a renconcé à se déplacer Dimanche.

J'aurais d'ailleurs été moins virulent si je n'avais pas été aussi excédé par le flagrant déni des réalités des dirigeants nationaux de l'UMP Dimanche soir ou par Valérie Létard se réjouissant d'avoir fait mieux que Jean-Paul Delevoye face au Front National.

Je vais aussi décevoir ceux qui m'attribuent des calculs machiavéliques pour profiter en embuscade des faiblesses de tel ou tel.

Et pour répondre à Blédina d'Arras (quel doux pseudo pour une question si peu naïve) qui est la seule à me poser ouvertement la question : j'ai fait un choix en 2004 de privilégier un parcours professionnel - j'ai aujourd'hui des responsabilités passionnantes dans une grande entreprise et ceux qui font des plans sur la comète pour les cantonales et les sénatoriales peuvent donc dormir tranquilles, ce n'est pas moi qui briserai leurs rêves.

Mais le militant politique que je suis depuis de longues années et que je reste au fond de moi attend autre chose de la politique et de l'élection présidentielle de 2012 qui commandera toutes les autres.

Tant que l'UMP reste la machine à réduire les diversités et le club de supporters de Nicolas Sarkozy, ce sera sans moi.

Avant ou après, viendra bien le moment où il faudra construire autre chose : une formation qui renoue avec les valeurs et le comportement gaullistes et qui s'ouvre à la société, notamment aux questions environnementales.

Aujourd'hui, je n'en vois qu'un qui porte cette double exigence, c'est Alain Juppé (qui a lui-même parlé hier de Dimanche noir de la démocratie).

Il ne s'accorde lui-même qu'1% de chances de revenir au premier plan.
Cela devrait suffire à calmer ceux que mes propos énervent.