On me dit qu'un ou deux lecteurs politiques fréquenteraient encore mon blog. Je ne dérogerai donc pas à la règle de l'analyse d'une échéance électorale importante.

Disons les choses simplement, côté UMP : "La leçon est claire, la claque est sévère".
On aura beau faire parler les abstentionnistes, comparer des poireaux et des carottes, une râclée reste une râclée.

J'ai bien entendu, en région, le message officiel : Valérie Létard fait mieux (19%) que Jean-Paul Delevoye (17,3%) en 2004.. sauf qu'on compare une liste unique UMP-NC et son orchestre à une liste seulement UMP en 2004, concurrencée par une liste centriste conduite par.. Valérie Létard (8%) en 2004. Et puisqu'on fait parler les abstentionnistes, regardons les choses en valeur absolue : Létard 2010 = 233.000 voix, Delevoye 2004 = 280.000 voix (la liste Percheron perdant elle-même 127.000 voix entre les deux élections).

En dehors de ça, quels enseignements ?

- L'élimination du Modem ou la fin d'une fiction racontée par un homme, Bayrou, à l'égo au moins aussi démesuré que Sarkozy

- L'installation d'un vote Ecolo en France, en région et à Arras qui récompense la volonté de ne pas se tromper d'élection, le jeu collectif au sein d'Europe Ecologie et une adéquation aux exigences du moment (développement durable, éthique, non-cumul des mandats,...)

- La persistance d'un vote FN malgré (ou à cause) des gesticulations sur l'identité nationale et la Burqa.. signe d'un malaise durable depuis 2002

Et trois questions pour demain :

- Europe Ecologie peut-elle transformer l'essai dans une élection présidentielle qui lui convient moins bien par nature, puisque personnalisée, et autour de qui ?

- Le mythe du parti unique à droite et d'une majorité caporalisée par et pour un seul homme tiendra-t-il jusqu'aux Présidentielles ?

- Quelles conséquences pour Arras, sachant que les questions d'alliance et d'avenir se reposeront dès l'an prochain pour les élections cantonales et sénatoriales ?