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C'est net, c'est sobre.. ça n'a pas pris une ride.. merci Desproges !

Janvier est de très loin le plus saumâtre, le plus grumeleux, le moins pétillant de l'année. Les plus sous-doués d'entre vous auront remarqué que janvier débute le premier. Je veux dire que ce n'est pas moi qui ai commencé.
Et qu'est-ce que le premier janvier, sinon le jour honni entre tous où des brassées d'imbéciles joviaux se jettent sur leur téléphone pour vous rappeler l'inexorable progression de votre compte à rebours avant le départ vers le Père-Lachaise...
Dieu Merci, cet hiver, afin de m'épargner au maximum les assauts grotesques de ces enthousiasmes hypocrites, j'ai modifié légèrement le message de mon répondeur téléphonique.
Au lieu de «Bonjour à tous», j'ai mis «Bonne année mon cul».
C'est net, c'est sobre, et ça vole suffisamment bas pour que les grossiers trouvent ça vulgaire.

Pas encore une bonne résolution.. mais un challenge !

Pour bien démarrer 2010 un petit challenge littéraire, pour lequel j'ai pris un peu en avance, avec la lecture d'Oblomov, de Gontcharov, une sorte de Bartleby slave, une figure de la littérature russe, adorée de Tolstoï.

Souriez, vous êtes listés !

Je ne sais pas, vous, mais j'aime bien faire des listes à cette époque de l'année.

Cadeaux de Noël (là on est à peu près bons..), bonnes résolutions, trucs marquants de l'année (meilleurs livres, disques,..).


Et surtout, la liste de tous ceux que j'aurais bien aimé voir, entendre, lire davantage en 2009 !

S'ils passent par ici, j'en profite pour leur souhaiter de merveilleuses fêtes.. et leur donne rendez-vous en 2010 !

Nous ne débattrons pas

Comme moi, vous pouvez signer l'appel de Mediapart, ici.

Voici le texte de l'appel :

Par principe, nous sommes favorables au débat. A sa liberté, à sa pluralité, à son utilité. C'est pourquoi nous refusons le « grand débat sur l'identité nationale » organisé par le pouvoir : parce qu'il n'est ni libre, ni pluraliste, ni utile.

Il n'est pas libre car c'est le gouvernement qui le met en scène, qui pose les questions et qui contrôle les réponses. Il n'est pas pluraliste car sa formulation réduit d'emblée notre diversité nationale à une identité unique. Il n'est pas utile car cette manœuvre de diversion est une machine de division entre les Français et de stigmatisation envers les étrangers.

Affaire publique, la nation ne relève pas de l'identité, affaire privée. Accepter que l'Etat entende définir à notre place ce qui nous appartient, dans la variété de nos itinéraires, de nos expériences et de nos appartenances, c'est ouvrir la porte à l'arbitraire, à l'autoritarisme et à la soumission.

La République n'a pas d'identité assignée, figée et fermée, mais des principes politiques, vivants et ouverts. C'est parce que nous entendons les défendre que nous refusons un débat qui les discrédite. Nous ne tomberons pas dans ce piège tant nous avons mieux à faire : promouvoir une France de la liberté des opinions, de l'égalité des droits et de la fraternité des peuples.