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Challenge littéraire#1

Carrefour des nostalgies - Antoine LAURAIN - Le Passage éditions



Les lendemains de défaite électorale, je connais.
Tenter de savoir ce que sont devenues d'anciennes connaissances, sur Copains d'avant ou Facebook, j'ai déjà essayé aussi.

Si ces points communs m'ont décidé à faire du roman d'Antoine Laurain mon premier livre de la rentrée, la construction et le style fluides m'ont embarqué illico dans la quête de François Heuretevent.

Malgré quelques grosses ficelles (l'assiette récupérée par hasard à Drouot..), elle est universelle cette recherche de "la photo de la jeunesse enfuie".

Comme son constat sur les difficultés de partager certaines choses (p 170) :
"Les êtres sont souvent désespérés de ne plus pouvoir partager leurs expériences avec qui que ce soit. Leurs conjoints haussent les sourcils devant des histoires qu'ils ont entendus cent fois, les enfants n'en ont rien à faire et les amis se sont évanouis dans la nature depuis longtemps."

Bonne pioche pour cette première étape du challenge !

Un défi pour la rentrée

Je me suis inscrit ici.

Quelle prophétie ?

Bon public, je sors souvent d'un cinéma emballé, touché par le sujet, les acteurs, l'univers.

Très rarement, je déteste ou pire, je m'ennuie.

Mais là, comment dire ? D'où vient cette perplexité qui ne m'a pas quittée depuis hier soir.
Je me sens un peu con de ce manque d'enthousiasme alors que la critique est unanime pour saluer le film.

C'est vrai, les deux personnages centraux sont bien contruits et superbement servis par Niels Arestrup et Tahar Rahim. Le film tient debout et jusqu'au bout.

Mais voilà.
Après "Sur mes lèvres" et "De battre mon coeur", j'attendais d'Audiard quelquechose de plus surprenant, de plus complexe.

Et c'est souvent très prévisible.
Un peu stéréotypée aussi cette histoire de Corses et d'Arabes.

Dans le genre sombre et film de méchants, ça n'a ni la densité d'un Scorcese comme "Les affranchis", ni la subtilité d'un James Gray type "La nuit nous appartient".

Et je sors enveloppé par l'atmosphère étouffante voire oppressante de ce huis-clos carcéral.. mais pas complètement convaincu.

Comme c'est frustrant !

Un été très XIX°

Flaubert, Maupassant et Jean Lorrain m'ont accompagné pendant les vacances et la rentrée culturelle se fait ce soir sous les auspices de Mendelssohn, grâce au très beau festival organisé par Fabrice Bihan.

Une respiration précieuse avant le retour dans le quotidien.