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Vagal divagant ou mythique lipothymique ?

Rien à ajouter aux savantes analyses de journalistes pour qui le malaise présidentiel est pain bénit en période de vaches maigres médiatiques... je conserverai longtemps en mémoire l'incrédulité du pauvre entraîneur de... Ladji Doucouré, oui, oui le champion du monde du 110m haies et du relais 4x100, sommé de s'expliquer sur le bon usage du jogging chez les présidents de la République de 54 ans.. à mourir de rire !!

Allez tout de suite, nous retrouvons nos envoyés spéciaux devant le Val de grâce.. il semblerait qu'un scooter vient de percuter une ambulance.. ce pourrait être Jean S.

Microblogger, est-ce encore écrire ?

Il y a 4 ans 1/2 (oui, déjà tout ça que je m'accroche à vous raconter ma vie) , pour un des tous premiers billets de ce blog, j'écrivais ceci :

Peut-être n’ai je pas encore intégré le rythme du blog, son écriture rapide sans recherche de style, qui ouvre sur des questions plutôt que sur des réponses.

Il faudrait pouvoir écrire comme Félix Fénéon et ses Nouvelles en trois lignes, lues ce week-end.

Deux perles, petits instantanés d’actualité de l’époque...et d’humour :

« Les socialistes stéphanois se prononcent contre le cumul. C’est dire à M.Ledin, député, de ne pas rester maire. »
« A Trianon, un visiteur s’est dévêtu et s’est couché dans le lit impérial. On conteste qu’il soit, comme il le dit, Napoléon IV. »

Quelques centaines de billets plus tard et quelques sauts technologiques plus loin, nous y sommes : aujourd'hui pour une impression en direct du concert de Placebo ou une réaction à chaud à la défaite du FN à Hénin-Beaumont, je suis passé comme beaucoup au live et au microblogging : un téléphone, une centaine de caractères sur facebook ou twitter pour partager avec sa communauté une impression ou des images.

Même constat qu'après les premiers mois du blogging traditionnel : plus les quelques mots sont dans l'émotionnel, le polémique, plus les réactions sont nombreuses et au final, la communauté qui vous suit se resserre assez vite à un noyau dur d'initiés.

Et même question toujours sur ces phénomènes : quelle trace tout cela laissera-t-il ? combien de statuts inventifs, de merveilles de poésie ou d'humour sont aussitôt recouvertes d'une actualité ou d'une trouvaille plus récente ? Et si Fénéon, Matzneff ou Léautaud, pour ne citer que quelques diaristes géniaux, avaient consacré leur énergie et leur talent à ces modes d'expression, quelle part de leur oeuvre serait venue à nous ?

Au-delà, cette immédiateté dans l'expression de nos réactions, de nos sentiments n'est-elle pas porteuse d'une dérive dangereuse; j'ai ainsi été troublé de constater, lors de récents jurys de concours de grande école, que la notion d'actualité se restreignait de plus en plus à la dernière info (à la question "qu'avez-vous retenu dans l'actualité des 6 derniers mois ?", TOUS les candidats m'ont répondu le crash du Rio-Paris qui avit eu lieu la veille...).

Mais je suis sans doute un peu pénible et en tout cas déjà beaucoup trop long à l'ère du message en 140 mots...