L'annonce est passée relativement inaperçue et elle peut sembler anecdotique en ces temps où les difficultés économiques et sociales priment légitimement sur le reste.

Et pourtant, la suppression d'une bonne partie des épreuves de culture générale dans les concours administratifs dit aussi beaucoup d'une certaine approche de la société.

Je m'interroge, avec le Professeur Harouel qui s'en émeut aujourd'hui dans Le Figaro :

"A quoi sert de mettre en place un ministère de l'Identité nationale si on saborde ce qui fait le sel de cette identité ? On aurait pu penser que la droite serait enfin attentive à la transmission de la culture. Mais la droite ne s'intéresse actuellement qu'à l'économie. Elle est indispensable, mais la culture aussi. Aucun groupe humain ne peut survivre durablement à la répudiation de son histoire et de sa civilisation."