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L'odeur de la poudre

Pour ceux qui, comme moi, ont fait le choix de vivre leur passion de la politique de l'intérieur, une campagne électorale, un dimanche de scrutin sont toujours synonymes de montée d'adrénaline.

Et même si l'élection de 114 sénateurs ce dimanche peut paraître lointaine des préoccupations quotidiennes des Français, elle représente un enjeu particulier.
D'abord parce que la nouvelle assemblée élue sera la première à travailler sous le régime de la nouvelle Constitution, qui donne une capacité d'initiative et de travail renforcées aux parlementaires.
Ensuite, parce qu'au-delà du renouvellement d'un tiers des sièges, celui du Président est cette fois-ci en jeu.
Et c'est l'occasion de donner à cette maison dont le travail de fond est trop méconnu un rayonnement nouveau mais aussi d'affirmer sa voix de sagesse et de pondération, comme le Sénat avait su le faire par exemple sur l'affaire des tests ADN.

Pour incarner ce Sénat libre et moderne, mais aussi une visibilité médiatique et internationale accrues, Jean-Pierre Raffarin est évidemment à mes yeux le meilleur candidat... réponse mercredi prochain !

C'est dans une toute autre campagne que je me suis engagé, à titre de "conseiller amical" : celle d'Alain Moreau qui a décidé de porter la voix des clubs à la Fédération Française de Tennis; une candidature d'un homme passionné, désintéressé et plein d'énergie.. comme on aimerait en voir tout le temps en politique !

Considérations rapides sur le temps qui passe

Balayés les projets de notes sur le conseil des ministres européens des transports, la passionnante visite de l'usine Alsthom, le campus UMP à Royan, les nouveaux soubresauts de cette terre du Congo à laquelle je reste attaché,

Enfouies sous les lois Grenelle, Régulation ferroviaire et Loi de finances, les envies de rentrée littéraire et théâtrale,

Restent ces mots du courrier des lecteurs de Télérama comme un miroir qui dérange :
" J'ai fait des enfants pour les accompagner à l'école, pour sentir leurs petites mains dans la mienne, pour le soir les essuyer quand ils sortent du bain et qu'ils sentent si bon. Pour leurs sourires (plus spontanés que ceux du boulot) et les discussions animées avec les plus grands. Je ne veux pas rentrer exténué, indisponible et sourd à leurs demandes. Oui, je veux bien travailler plus, mais de ce long apprentissage de la vie auprès d'eux."

Et ceux de Paul Eluard, comme un phare dans un quotidien tourbillon:

Il y a toujours un rêve qui veille,
désir à combler,
faim à satisfaire,
un cœur généreux,
une main tendue,
une main ouverte,
des yeux attentifs,
une vie : la vie à se partager.

A bientôt, quand j'aurai le temps..