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Ecole supérieure des métiers d'art

Quelques mots rapides pour répondre aux interpellations et vous dire mon sentiment :

- Je n'étais pas au courant de cette décision et sans doute n'avais-je pas à l'être n'ayant plus de responsabilités culturelles à la ville et n'ayant pas de délégation particulière à la Communauté urbaine (c'est bien un dossier communautaire en effet),

- L'Etat n'a pas été à la hauteur sur ce sujet et ce n'est pas faute d'avoir interpellé les cabinets des ministres successifs et même d'avoir défendu le dossier auprès des proches collaborateurs de R.Donnedieu de Vabres, ce qui avait suscité une inspection très positive,

- Pour autant, je pense que la CUA devait continuer et chercher les voies de pérennisation de ce projet, singulier, fragile mais tellement symbolique et oui, je pense que c'est un mauvais coup porté au tissu culturel et à la jeunesse,

Que puis-je faire ? Utiliser mon "ministère de la parole" et tenter d'infléchir tant localement qu'au niveau national, cette décision, sans grand espoir malheureusement..

Chronique des semaines qui passent.. trop vite

Que retenir de semaines qui filent comme le sable entre les doigts ?

La vie politique, le chamboulement du "triangle d'or" : parti - groupe parlementaire - gouvernement sur fond de réforme institutionnelle ?

Ma vie professionnelle, son rythme de dingue : la réforme des Ports autonomes au Sénat, les suites législatives du Grenelle, les multiples rendez-vous dont celui de Lundi, avec François Hollande, qui me privera de conseil municipal à Arras mais aussi les bons côtés comme le prochain rendez-vous au cabinet militaire du Premier Ministre pour défendre, avec le Maire, l'implantation du 601° à Arras

Les (trop rares mais intenses) bonheurs de la vie familiale et les 2 ans du petit Paul ce week-end.

Et puis, les bonheurs simples pour un curieux comme moi : un post sur Bashung ici-même qui évoque pour Gildas une chanson et de très belles images d'Ostende - un appel sur Facebook pour que chacun me parle de son livre coup de coeur et une moisson de conseils très divers que j'inaugure avec celui de Charles, une belle fresque de Patrick Tudoret sur le retour des cendres de l'Empereur.

Et la vie qui passe, si vite..

Bande son

Avant que mon ami Jean-Jacques ne me rappelle à l'ordre, il faut que je vous parle de la Faites de la chanson qui se tient fin Juin à Arras.

Le programme et les réservations, c'est ici et à l'arrivée je vous garantis du talent, de l'émotion, des surprises (une très belle pour ceux qui aiment Leprest), de l'amitié (spécial copinage pour Denis d'Arcangelo dans Madame Raymonde).. bref que du bonheur !!!

Sinon, en attendant, on peut en trouver là du bonheur avec le fabuleux Bashung et le sensible Arman Méliès.

Salut Fajardie

Dans ma période "Série noire", j'avais découvert l'écrivain, l'auteur de néo-polars engagés, ancrés dans la réalité sociale et tellement bien écrits.

Et puis, grâce à Didier Andreau et Colères du présent, j'ai rencontré l'homme, sincère et entier dans ses convictions mais simple, accessible, discret, presque timide.

J'ai vu et j'ai su le travail d'ateliers d'écriture qu'il menait dans les quartiers, dans les usines, au coeur des combats sociaux.

La mort, parfois ironique, l'a enlevé un premier mai.
Ses amis de lutte le pleurent, ses simples lecteurs aussi.

Liberté, égalité, diversité



Comme elles font du bien ces 143 pages de Matthieu Grimpret !

Il y a donc des intellectuels, qui se revendiquent de droite et qui osent affirmer que la diversité est une chance pour la France !
Que l'énergie et l'inventivité de ceux que l'on appelle "les jeunes de banlieue" seront peut-être une des clés du salut d'une France sclérosée et frileuse.
Et que ce n'est pas au respect de nos valeurs (naturellement supérieures aux autres ?) qu'il faut former ces jeunes mais au respect des lois (qui sont autant les leurs !).

Car de quel droit, demande Matthieu, l'Etat contraindrait-il des populations françaises (hé oui, ils sont français de naissance c'est à dire d'aussi loin que nous) issues du Maghreb, d'Afrique subsaharienne ou d'Asie à renoncer à leur identité ? Au profit de quelle culture inventée de toutes pièces ?

Comme Diam's et Matthieu "ma France à moi elle vit, au moins elle l'ouvre, au moins elle rit".. et elle se mobilise quand dans sa ville, un jeune enfant érythréen, Eframe, arrivé fin octobre au centre d'hébergement d'urgence, risque d'être renvoyé dans son pays en conflit avec l'Ethiopie.. pour signer la pétition, c'est ici.