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C'est demain !

.. la journée mondiale de lutte contre le sida, mais c'est l'affaire de tous les jours : sensibiliser, refuser la stigmatisation, soutenir les malades et les séropositifs et ça doit aussi être l'affaire des 550.000 élus locaux.

10.000 ont déjà signé l'appel de mon ami Jean-Luc Romero; j'en fais partie comme le rappelle aujourd'hui Nord-Eclair. pour briser les tabous et faire reculer l'intolérance.

S'ils n'ont personne...

.. je veux bien me dévouer !!
En tout cas, je trouve que la démarche aurait du sens ! Après les municipales ??

PARIS, 29 nov 2007 (AFP)

Une soixantaine d'acteurs de l'internet français, regroupés au sein de l'association Renaissance numérique, ont appelé jeudi à la nomination d'un secrétaire d'Etat en charge du développement numérique afin que ce secteur fasse l'objet d'une "forte volonté politique".
Dans une lettre ouverte au président Nicolas Sarkozy, Renaissance numérique, dont le but est de lutter contre la "fracture numérique" en France, rappelle les propos du candidat au moment de sa campagne alors que ce dernier plaidait pour "une politique cohérente de développement numérique".
"Trop de structures et guichets se sont développés, personne n'incarne de volonté politique", avait alors estimé M. Sarkozy, avant de promettre qu'il chargerait un "membre du gouvernement" de mener "la mission de prospective, de pilotage et de coordination de la politique de l'internet et du numérique".
L'association, qui regroupe de nombreux dirigeants parmi les principaux de l'internet français, rappelle le "fort retard" de la France dans ce secteur. Moins d'un foyer français sur deux (47%) dispose d'un accès internet à partir de son domicile, contre 70% en Allemagne ou en Angleterre et même 80% aux Pays-Bas ou en Suède, souligne Renaissance Numérique.
L'association, qui avait publié en mars un livre blanc proposant 15 mesures "pour réduire la fracture numérique en France", note des "avancées significatives". Elle se félicite ainsi "de l'évolution des positions du gouvernement et de plusieurs parlementaires" en faveur du "dividende numérique".
Ce dossier complexe mais crucial fait l'objet d'affrontements feutrés entre acteurs des médias et des télécoms, chacun souhaitant récupérer des fréquences hertziennes qui seront libérées par le basculement de la télévision de l'analogique au numérique d'ici 2011. Alors que 30% de la population vit en zone rurale et que 2.000 communes (y compris en Ile-de-France) n'ont pas accès au haut débit, Renaissance numérique souhaite l'attribution d'une partie des fréquences aux opérateurs télécoms pour permettre l'extension de l'internet sur le territoire français.
L'association a aussi salué la récente adoption par le Parlement d'un amendement permettant la donation d'ordinateurs par les entreprises à leurs salariés, alors que chaque année 2,5 à 3 millions de machines sont envoyées à la déchetterie. Ce texte va permettre d'augmenter de 5 à 10% le taux d'équipement des ménages dans les mois à venir, selon Renaissance numérique, à l'origine de cette disposition.

La phrase du jour

Elle est de Benoît Poelvoorde dans le film Cow-Boy et il la reprend volontiers à son compte dans la discussion.
Elle illustre un excellent article sur la star belge dans Marianne :

"L'estime de soi commence par la reconnaissance de ses échecs"

Pour rassurer les communistes Arrageois...

..qui s'inquiètent sur leur blog de ne plus me voir à Arras (et pas seulement à cause de ma taille précisent-ils avec élégance et hauteur de vue..), j'ai passé un excellent week-end entre la messe de Sainte-Cécile des Orphéonistes, une longue promenade à vélo sur les bords de Scarpe.. et les mille petites choses à faire quand il y a trois enfants à la maison !

Pensées au plomb

En lisant hier soir, dans Consuelo de George Sand (déjà quelques semaines qu'elle m'occupe !) cette phrase "Il y a tant de gens qui croient se grandir en outrageant les autres qu'il n'en manque pas qui croient se grandir en les protégeant", je pensais à ce jeune député courageux, croisé hier salle des quatre colonnes à l'Assemblée Nationale et qui partait d'un pas décidé en disant "je m'en vais défendre Chirac devant les journalistes..il le faut".. il le fallait bien, en effet, puisque nombre de ceux qui lui doivent leur carrière détournaient le regard et passaient leur chemin.

De chemin, j'en ai trouvé un nouveau qui me mène chaque jour en une petite quarantaine de minutes de mon studio à mon bureau, très agréable marche (sauf quand il pleut) qui traverse le jardin des Tuileries et la Seine par le Pont Royal.
Devant les statues en plomb de Maillol, je pensais à tous les témoignages sincères et amicaux d'arrageois se félicitant de mon nouveau poste.. et aussi à ceux, qui, comme ce lointain prédecesseur élu à la culture me lancant le 11 novembre : "Alors, vous abandonnez encore Arras !", ne sauront jamais l'intérêt de vivre de plusieurs manières son engagement politique...ni l'apport des technologies de communication qui me permettent d'arbitrer plusieurs décisions arrageoises par jour..ni la beauté de notre capitale !

De la Duvel à la rue du Bac... sans transition

J'ai regagné Paris et le rue du Bac (difficilement !!).

Retrouvant un boulot qui me passionne !
Mais quittant un rythme Arrageois qui me plaisait bien, et qui me permettait surtout d'être beaucoup plus présent aux côtés de ma famille..

J'ai donc aujourd'hui cette mélancolie gaie, propre aux gens du Nord, dont a si bien parlé Benoit Poelvoorde hier soir à l'occasion de la présentation du très touchant film de Benoît Mariage Cow Boy.

Un Poelvoorde qui m'a fait rire aux larmes autour d'une Duvel après la projection; l'homme est vraiment un phénomène.. et simple et naturel en plus.. un beau cadeau pour cette dernière soirée d'une formidable édition de l'Autre cinéma !

Festival toujours..

Je sens bien que ça vous gonfle mais ça a rempli ma semaine..

Encore vu un très beau film turc sur le fondamentalisme religieux Takva et un film allemand Et puis les touristes qui traite d'Auschwitz mais sous un angle original et sensible : celui d'un jeune allemand qui y fait son service civil et se trouve confronté au devoir de mémoire mais aussi à la question du tourisme dans ces lieux.

Et puis surtout des rencontres passionnantes dont celle avec Andrzej Zulawski avec qui nous avons finalement parlé davantage de littérature que de cinéma.. il place Tolstoï au-dessus de tout.. je lui ai offert un Matzneff.. tout ceci est sans doute une occupation de "cultureux" mais que de richesse dans l'échange.. et que d'intelligence chez cet homme.
J'aurais tellement appris dans ce mandat d'adjoint à la culture !!

Journal du Festival

Désolé pour ceux qui regrettent que je parle trop de culture et pas assez de politique (je vais me rattraper prochainement.. et il y a de quoi commenter : réforme des institutions, Grenelle de l'environnement, mini-traité européen), mais là c'est le Festival !

Vu deux films très différents aujourd'hui : Peau d'âne, avec les enfants des écoles de Vitry-en-Artois qui chantaient dans la salle et le premier film de Polanski en 1962, Le couteau dans l'eau, une histoire simple mais forte, un réalisateur déjà plein de maturité qui annonce des chefs d'oeuvre comme Lunes de fiel..

Et je me prépare pour l'un des grands événements ce soir : Duel de Spielberg, accompagné en direct par Oliver Mellano, atriste associé au théâtre d'Arras cette année et musicien, entre autres de Dominique A, Françoiz Breut.. bref du bonheur en perspective encore et de nombreux Arrageois qui s'enthousiasment (3.000 entrées ce week-end), qui débattent, qui échangent au village du Festival.. comment ne pas être comblé !

Que du bonheur !

Finalement, c'est Hubert qui a eu la primeur de l'info sur le marché samedi matin.. et dans la Voix du Nord hier : je commence donc Lundi prochain au cabinet de Dominique Bussereau, Secrétaire d'Etat aux transports, comme conseiller parlementaire et politique (en tandem avec l'actuelle titulaire avant de la remplacer en Janvier).

Et si je commence Lundi prochain... c'est pour vivre à fond jusqu'à la fin de la semaine le 8ème Festival international du film d'Arras, qui a démarré sur les chapeaux de roue : une soirée inaugurale chaleureuse.. et tardive, une rencontre exceptionnelle avec une Bernadette Lafont aussi disponible que lumineuse et.. touchante dans son dernier film Les petites vacances.

Au total, 6 films vus sur le week-end. Que du bon !

De l'agréable (Actrices de Valeria Bruni-Tedeschi, Faut qu'ça danse de Noémie Lvovsky) au génial Wong Kar Waï avec Norah Jones, Jude Law et Nathalie Portman en passant par un inédit premier film polonais violent mais déjà dans la lignée des plus grands et une très belle confirmation de Fatih Akin le germano-turc dans la foulée du génial Head On.

Et des milliers de personnes déjà dans les salles du Cinémovida, des instants de convivialité à l'Hotel de Guînes avec le Quai de la Batterie ou sous le chapiteau.. bref j'aurais du mal à vous cacher mon enthousiasme pour ce qu'est devenu le Festival.. tout comme, dans un registre plus discret, j'ai été emballé par la rencontre qui s'est tenue tout le week-end entre les acteurs sociaux, socio-culturels et culturels à la Résidence St Pol..
non, vraiment...quel beau mandat la culture !

Le cinéma, l'opérette et le localier

"Ils m'ont aidé à aborder les problèmes quotidiens sans me donner de leçons. Ils m'ont donné des éléments de réflexion sans que je sache que c'était de la réflexion. Ce "reflet" du monde n'est pas juste un effet de miroir, c'est ce qu'on appelle un regard. Bizarrement plus ce regard est personnel, plus il sera universel. Moins il sera consensuel et formaté, plus il sera général. La culture a ceci de particulier qu'elle n'est pas conçue a priori pour satisfaire le public même si au fond elle s'adresse à tous."

Celui qui parle ainsi de ses grands maîtres n'est pas un de ces théâtreux élitistes qui donnent des boutons aux contempteurs du théâtre d'Arras et au chef d'édition de la Voix du Nord d'Arras qui s'érige ces jours-ci en porte-parole des premiers.
C'est, Cédric Klapisch, auteur de cinéma populaire (Les poupées russes, L'auberge espagnole, Un air de famille,..), qui affirme dans ce même édito (Le Monde, daté du 6/11) :

"Le cinéma doit sans doute divertir mais il doit aussi avertir."

L'émancipation par la culture ? Oui, mais l'opérette dit l'échotier.
La découverte de nouvelles formes artistiques ? Mais l'opérette insiste le localier.
Pierre Lapointe au théâtre ? Vous n'y pensez pas ! Regardez plutôt la télé, amis lecteurs du quotidien de référence.

Oui, ami Klapisch c'est ainsi que ça se passe à Arras , quand on a le malheur de rappeler qu'un théâtre missionné et subventionné par les fonds publics a des missions à remplir qui vont au-delà du divertissement..
Eveiller les consciences, donner à chacun des clés pour tracer son chemin, réapprendre l'altérité.. pas votre boulot, tranche le journaliste : c'est tellement plus simple de donner du pain et des jeux !

Tu vois, il y a encore du chemin pour faire naître des Jean Vilar arrageois mais consolons-nous, le Festival de cinéma commence demain et fera rimer qualité, curiosité et gaité.. comme dans les plus belles opérettes.