Le premier sentiment qui m'anime depuis hier soir est d'abord la tristesse.

Des candidates et des candidats que j'aime bien, que je soutenais, ont vu s'effondrer l'espoir né Dimanche dernier.

Parmi eux, trois hommes dont je suis plus proche : Christian Decocq à Lille dont j'espérais qu'il porte la reconquête municipale et qui s'y était préparé minutieusement, Alain Juppé, dont j'ai déjà dit ici l'admiration que je lui porte et qui a sans doute quitté la scène hier soir, avec élégance et grandeur.
Et Philippe Rapeneau, mon ami, mon complice.
Il avait fait le plus difficile. Mais c'est ainsi : un léger vent défavorable au plan national suffit à geler tous nos espoirs dans cette terre de conquête. Le Pas-de-Calais reste avec 12 députés PS sur 14, l'immense majorité des mairies, conseillers généraux et conseillers régionaux sont socialistes et ces collectivités n'ont jamais connu la moindre alternance..

Bien sûr, je suis globalement d'accord avec JF et jmarras sur l'équilibre au plan national.
Je suis satisfait que l'UMP n'ait pas les pouvoirs absolus, ce qui préserve aussi des bêtises absolues.
Au PS, au Modem, aux Verts et au PC de faire leur travail d'opposant.. comme nous le faisons de notre mieux dans cette région, qui mériterait aussi un peu de respiration démocratique.

A cet égard, j'espère JF que vous n'étiez pas dans les "Jeunes Socialistes" qui sont venus provoquer les militants UMP à la permanence de Philippe hier soir.

C'est minable et mesquin et ce n'est pas ma conception d'une démocratie respectueuse et apaisée.