C'est Claude Askolovitch qui rappelle avec humour que la mobilisation des "anti" n'a jamais fait une politique, ce que j'avais déja essayé de dire, peut-être maladroitement et qu'il rappelle ici en montrant que ce ressort politique a beaucoup moins de sens face à François Bayrou, troisième homme !

Pour ceux qui n'auraient pas le temps d'aller voir, un morceau choisi :

"Le 21 avril, saint Titanic du socialisme...

Étrangement, ou logiquement, la gauche, ensuite, a transmuté cet instant pathétique en glorieuse épopée antifasciste: l’entre-deux-tours de 2002, et ces enfants petits et grands initiés aux défilés de rue, “le fascisme ne passera pas”, tralala, ont permis à la gauche de se refaire la cerise morale, de rebâtir sa self-esteem, et d’oublier que jamais le fascisme n’avait menacé, jamais! Mais il était plus simple de se faire un beau “no pasaran” face à un vétéran méchant à 17%, que de se confronter à son propre échec... Restons indulgents. Quant tout s’effondre, on fait comme on peut...

L’ennui, c’est que la magie du 21 avril ne s’est pas dissipée. L’embétant, c’est que cette date minable sert aujourd’hui encore de viatique aux chefs socialistes, et à la première d’entre elle, et que c’est dommage, parce que peu sérieux."