Jean-Fabien m'invite (sans doute un peu malicieusement) à clarifier ma position par rapport à l'élection présidentielle et Galaté apporte un éclairage intéressant sur le questionnement de certains dans ma famille politique.

Quelques considérations inspirées par la situation du moment :

- Les Français commencent à parler beaucoup politique mais nous ne sommes pas encore entrés dans la phase active de la campagne, plutôt dans une phase de positionnement (rappelons-nous les sondages de Février 1995 et 2002). J'avoue que le niveau actuel (gaffes contre RG) le laisse sur ma faim.

- La capacité de nuisance de Jean-Marie Le Pen a changé de style. Elle n'en est que plus inquiétante et je crois que le débat sur "Bayrou 3ème homme" masque la persistance d'un vrai risque extrémiste.

- Dans ma famille politique, une page est manifestement en train de se tourner. Elle ne le sera néanmoins que lorsque le Président de la République aura parlé.

- J'aurais aimé qu'une candidature s'inscrive dans la fidélité à un certain humanisme politique et à ceux qui l'ont porté (Chirac, Juppé, Raffarin, Villepin). Il n'en sera rien et je le regrette.

Dire, comme Jean-Fabien, que Nicolas Sarkozy m'inquiète est excessif : je n'ai pas aimé certaines de ses attitudes et de ses positions (le Karcher, les racailles, le soutien à Bush,..), je n'aime pas l'évolution de l'UMP en fan-club et je l'ai toujours dit.

Pour autant, je n'ai jamais renié ma famille politique et ce ne sont ni l'inaccessible quête de Bayrou, ni la légéreté programmatique de Royal qui m'y inciteront aujourd'hui.

Voici, très franchement, mon état d'esprit du moment.

Je sais néanmoins d'expérience qu'une campagne présidentielle est une aventure riche en rebondissements et je me garderai bien de graver dans le marbre des jugements définitifs sur cette campagne.