Quinze jours de silence, nouvelle attaque de splogs.. y'a comme un coup de déprime sur mon blog !

Et il a fallu les encouragements de trois lecteurs croisés au gré des réunions politiques (Merci Christine, Marie et Charles !) pour m'y remettre.

Renouer le fil, retrouver les mots, accepter de faire l'impasse sur des petits bonheurs, familiaux, culturels, sportifs, municipaux que j'aurais aimé raconter.
Trop tard ! Trop futile, peut être...

Me rassurer avec Antonio Tabucchi, qui répond à la question : "Diriez-vous que vous êtes un homme engagé ? Et quel sens donnez-vous à ce mot ?"
"Pour moi, être engagé, c'est d'abord être engagé avec soi-même, ce qui signifie être sincère. Je considère l'écrivain engagé quand il est sincère avec lui-même, c'est à dire quand il écrit une chose qu'il ressent vraiment. Ainsi, si vous ressentez avec force la nécessité de parler d'un ciel de dimanche à Paris, vous devez parler de ce ciel parce qu'à ce moment là, pour vous, c'est la chose la plus vraie possible. Si, en revanche, vous vous imposez d'écrire sur la guerre au Liban, alors vous ne dites plus la vérité, vous n'êtes pas engagé."

Voilà qui explique assez bien mon silence ces derniers jours, finalement.

Quoi? Ségo-Sarko ? Comme dirait l'autre, "quant à l'agitation politicienne et parfois médiatique que j'observe, ne comptez pas sur moi pour y participer" !!!