J'aurais eu beaucoup de choses à raconter, et certains me l'ont réclamé, à l'occasion de ces 15 premiers jours, mais le temps a filé.

J'aurais pu vous parler des retrouvailles avec la vie de cabinet ministériel, son rythme, son enchaînement de petits problèmes et de grands enjeux, les cadres prestigieux (l'Hôtel de Roquelaure pour moi) où elle s'exerce et dont je ne serai jamais blasé.

J'aurais pu vous parler de mon premier week-end parisien en famille, de la découverte du Parc floral de Vincennes avec bébé, de mon installation dans le XIIIème, en plein Chinatown.

J'aurais pu vous parler de ma perplexité toujours aussi grande sur la politique intérieure, bien traduite par l'interview de François Goulard dans le Figaro aujourd'hui..

J'aurais pu vous parler de mon dernier roman, un bon Montalban .

Mais mon inquiétude majeure reste, comme tout le monde, la situation internationale.

J'ai en mémoire l'échange avec Ilan Halévy, ancien ministre des affaires étrangères de l'OLP, le 1er mai à Arras, qui m'avait dit sa grande inquiétude.
Mon "idée simple" pour aller vers l'Orient compliqué, selon la formule du Général de Gaulle, c'est évidemment qu'il faut régler la question palestinienne, favoriser l'émergence d'un Etat souverain, en appliquant les résolutions de l'ONU.

Tout le reste en découle.
C'est malheureusement ce que le tandem Sharon - Bush s'est employé à défaire.