Heureux présage en cette fin de campagne, la classe politico-médiatique est résignée : le NON a gagné et elle s'occupe déjà de la suite (Villepin, Sarkozy, avec ou sans Cécilia ? etc...)

Comme elle s'est trompée avec une belle constance depuis plus de 10 ans (Balladur en 1995, Jospin en 2002, etc..) et qu'une élection se joue le Dimanche dans les bureaux de vote, je crois que l'affaire est encore ouverte.

Et si je tire une leçon anticipée de cette campagne, c'est sur la façon dont les Français se sont emparés de cette occasion pour parler de politique et d'Europe au bureau, dans les transports, au restaurant.

Comme Olivier Duhamel, je souhaite que ceux qui dans les deux camps croient à la politique se mobilisent pour "construire les prémices d’une démocratie participative, sans quoi, tout cela retombera comme un soufflé vite oublié, trop vite digéré."

Quel que soit le résultat, nous le savons bien, la France politique est malade, réveillons-nous pour la soigner au plus vite.