Le Président Chirac l'a découvert brutalement, on risque de décevoir l'auditoire en rappelant que la Constitution (celle-là comme les autres) ne promet pas qu'on rasera gratis demain mais fixe des règles de fonctionnement, des objectifs à atteindre et des interdits à respecter.

Et il ne faut pas avoir peur de dire que le traité est un compromis qui permet aux 25 d'avancer ensemble plutôt que de piétiner chacun chez soi.

Mais il suffit de lire ce qu'en dit un économiste américain iconoclaste, Jérémy Rifkin (cf aussi "La fin du travail") pour se convaincre que cela représente une avancée qui est le "rêve politique" le plus moderne :

"Le rêve européen naissant est mieux armé pour nous conduire dans le nouvel âge global, parce qu’il se fonde sur les relations entre communautés plutôt que l’autonomie individuelle, sur la diversité culturelle plutôt que l’assimilation, la qualité de la vie plutôt que l’accumulation de la richesse, le développement soutenable plutôt que la croissance matérielle illimitée, les droits de l’homme universels et les droits de la nature plutôt que le droit de propriété, la coopération globale plutôt que l’exercice unilatéral du pouvoir."